Pourquoi voulons-nous changer de vie ?

Pourquoi voulons-nous changer de vie ?

Et si je vous demandais « Vous arrive-t-il d’avoir envie de changer de vie ? Que répondriez-vous ? : « Ah oui ! », « De plus en plus !! », « Non », « Carrément »…

J’ai retrouvé une étude d’Opinionway de 2015 qui estime que 70% des Français pensent à changer de vie, dont 20% fréquemment. La tendance est particulièrement forte chez les femmes (75%) et le cœur des actifs, âgés de 35 à 49 ans (80%).

Le désir du changement de vie est très souvent lié au désir de partir, d’aller ailleurs ou encore de changer de peau, de « rajeunir ». Clairement, on perçoit deux types de changement : pour le premier, il s’agit d’une remise en cause et d’un abandon de la situation actuelle ; le second affirme une volonté d’amélioration à apporter.

7 Français sur 10 souhaitent changer de vie. Combien passent à l’acte ?

Les statistiques sont moins nombreuses sur le passage à l’acte. Dans une enquête plus ancienne, Opinionways comptait 37 millions de Français, majeurs, désirant changer de vie et 2,5 millions qui avaient osé le faire, soit 6,9 %. C’est peu et c’est déjà pas mal.

Changer de vie correspond au passage du rêve à la réalité. Assurément, ce n’est pas facile. Et beaucoup d’entre nous en restent au niveau du rêve… sans jamais rien entreprendre pour les réaliser. En fait, un tel bouleversement est aussi violent que d’entrer en guerre contre soi-même car il va être nécessaire d’effectuer des choix pour satisfaire des désirs (encore incertains) au détriment d’autres (précisément assurés).

Le conflit paradoxal du changement

Oui, le changement est bien assimilable à un un conflit. Deux types de désirs nous déchirent ou, à tout le moins, nous tracassent : les désirs immédiats et les désirs à long termes.

Les désirs immédiats sont plus souvent à portée de main, ils se réalisent par des efforts que l’on qualifie de minimes et se montrent donc à la fois plus facile et plus accessible. L’effort, comme le « coût » sont moindres.

A l’inverse, le désir à long terme réclame de la patience, génère de l’attente, nécessite des stratégies d’étapes, des contournements d’obstacles… et donc un effort prolongé. On peut comprendre que le court-terme soit plus séduisant. C’est une question de choix… et de motivation afin d’atteindre son désir. Si vous désirez un jour acheter une maison… vous ne pouvez craquer en permanence sur les dernières innovations automobiles sans mettre à mal votre épargne.

Le changement aléatoire

Le changement peut échouer pour de nombreuses raisons : l’excès de confiance, la motivation mal centrée, la peur de se tromper, le manque de volonté, le manque de confiance face à ses envies… Il peut aussi être dérouté à cause du perfectionnisme ou encore par trop d’ambition (bâtir des objectifs irréalistes ou trop nombreux)

Mais finalement, pourquoi  voulons-nous changer de vie ?

La réponse se centre très souvent autour d’une observation identique : « Ma vie actuelle ne me convient plus ! ». La fatigue, l’usure, la routine, la lassitude, les manques de moyens, d’affections… sont autant d’indicateurs qui nous font affirmer que nous ne sommes pas heureux. Et plus ce ressenti est fort et prégnant et plus nous craignons de perdre pied, plus notre désir de changement devient radical, systématique : il s’agira de partir, de fuir (référence aux comportements émotionnels de Laborit) et repartir à zéro. Le changement devient alors un besoin, une pression et même une obligation incontournable, avec pour alternative, « changer ou mourir » !

A l’inverse, un ressenti léger conduira sereinement vers des améliorations à apporter à notre vie actuelle : changer quelques mauvaises habitudes, améliorer des compétences, prendre soin de soi.

Personnellement, ma décision à changer de métier, à quitter une grande ville pour m’installer dans cette merveilleuse Ardèche correspondait bien à cette volonté de sortir d’une fatigue profonde, de me défaire d’engagements trop nombreux et de me débarraser de mes croyances religieuses. En fait, je venais d’ouvrir les yeux et j’avais envie de conquérir un nouveau souffle et un nouvel équilibre.

Je ne l’ai jamais regretté.

Alors si vous désirez vraiment changer de vie, faites-le. Maintenant.

Et je dis « maintenant » car tous vos freins intérieurs (préjugés, regard des autres, peur de perdre…) et tous les freins extérieurs (vos amis qui crient « au fou », ceux qui ne vous comprennent pas ou pire qui vous comprennent très bien mais se sentiraient si mal à l’aise de vous voir entreprendre ce qu’ils n’osent pas faire.)

Dépassez toutes ces peurs injustifiée. Appuyez-vous sur votre liberté et votre plaisir.

Et agissez maintenant.

Et nous pouvons y réfléchir ensemble !

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